Questions des auditeurs, part 1

Bonjour  !

Republication des premières Questions des Auditeurs, publiées pour la première fois avant la sortie de AM. So :

AM, c’est bien, c’est comme Paic Citron. Quand y’en a plus, y’en a encore ! Déjà parce qu’il faut écouter le disque de nombreuses fois avant d’en venir à bout (sauf qu’on n’en vient jamais à bout). Et ensuite, parce que tu nous garantis une suite, avec NZ. On s’en régale d’avance. Dis, tu vas pas mettre 9 ans pour la sortir, hein ?

Oh ben non. La suite devrait arriver beaucoup plus tôt. Et pas seulement la suite, puisqu’entre AM et NZ, il y aura probablement un mini LP qui s’appelera “One Sweet Hand“. Contrairement aux années précédentes, je peux consacrer le temps nécessaire qu’il faut pour produire des disques de façon régulière : mes activités audiovisuelles ont cessé, mon fils a grandi et gagné en autonomie, et ma vie est tout à fait stable. Bref, les journées et les semaines sont plus faciles à organiser. De fait, un album tous les 16 mois me semble une annonce réaliste… et raisonnable aussi. Il ne s’agit pas de rattraper un retard de 9 ans en proposant un album tous les 6 mois. Composer rapidement, ce n’est pas vraiment compliqué. Par contre, réussir à se renouveler tout en préservant ses standards de qualité, c’est un labeur qui mérite que l’on prenne son temps. On me reproche assez de faire plus ou moins toujours la même musique.

Sinon, merci pour le parallèle avec Paic Citron. C’est franchement inattendu mais ça sonne carrément comme un compliment !

Tu penses à tes compositions tout le temps, avant de les accoucher, ou bien tu t’y mets vraiment une fois que tu es avec les instruments, prêt à enregistrer ? Parce qu’on se demande d’où elles viennent, tes idées, tes ambiances…

J’y pense beaucoup avant, pendant et même après… Mais plutôt que de m’intéresser au contenu des morceaux, je réfléchis surtout au disque dans sa totalité. Comme un scénario, avec ses changements de rythmes, ses twists, ses arcs narratifs, ses ambiances, etc. Je crois qu’il y a une corrélation évidente entre réaliser un album et monter un film. Sauf si on cherche juste à compiler des chansons, et encore… Quand j’enregistre, c’est à ce moment que je m’attarde spécifiquement sur la composition pure et les arrangements. Même si le plus souvent je me laisse guider par l’impulsion d’une ou plusieurs idées fondatrices. En général, je ne passe à la partie suivante seulement lorsque je suis satisfait du rendu global et que je ne pense pas pouvoir faire mieux. Mes démos sont ainsi très travaillées. Très précises. Ce qui ne signifie pas que je ne les retravaille pas ensuite. Parce que les morceaux peuvent changer selon la façon dont se construit (ou se ré-oriente) le disque. Donc je suis obligé de penser aux compos même lorsqu’elles sont censées être achevées. À la fin, le résultat est systématiquement très différent de ce que j’imaginais au départ, surtout pour un disque comme The Odd Gallant qui s’est réalisé sur une durée plutôt longue.

Quant à comment viennent les idées, les ambiances… je ne sais pas. Je crois qu’au fond, la musique que je “fabrique” n’est juste qu’un mélange aléatoire de mes influences et des mes goûts, selon le moment et selon les événements du quotidien. J’essaie de faire la musique que j’aimerai découvrir et donc, forcément, elle synthétise ce que j’écoute le plus, ou ai écouté le plus. Certains trouveront cela orignal, d’autres moins.

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