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L’univers de Jérôme Ruffier : Exploration de Esperence (interview 2)

Il y a quelques mois, j’interviewai Jérôme Ruffier (ici) à l’occasion de la sortie du Serpentaire, son premier livre-jeu publié chez Makaka Éditions. Si à l’époque notre échange était déjà touffu, force est de constater qu’il apparaît aujourd’hui incomplet. Et pour cause, l’homme n’a pas bullé : les productions signées Ruffier s’enchaînent depuis comme des uppercuts de Jake La Motta et la rage créative de Jérôme semble (pour prolonger jusqu’au bout cette dernière référence) digne du Scorsese des grands jours… Ainsi, plutôt qu’une simple MAJ du premier article, nous avons pensé qu’une partie 2 était préférable. Voici donc, sans langue de bois et dans la bonne humeur, la suite de l’entretien. Découvrons Esperence par le petit bout de la lorgnette :


Le Serpentaire

Salut Jérôme. D’abord, parlons à nouveau du Serpentaire. Avec le recul, comment as-tu vécu la sortie de ce livre ?

Il y a eu tout d’abord un financement participatif qui a très bien marché, ce qui m’a étonné étant donné que j’étais un parfait inconnu dans le milieu. Puis j’ai vu le Serpentaire ensuite sur des publications facebook ou instagram, avec des commentaires élogieux et je dois avouer que …. ça fait du bien ! J’ai compris dès lors que j’avais trouvé mon style littéraire, moi qui ai écrit durant plus  de 15 ans des romans classiques.

Le Serpentaire - Makaka Éditions

Dans la première partie de notre entretien, tu avais mentionné que la suite du Serpentaire dépendrait du succès du premier tome. Donc, est-ce que tu es toujours partant ? Est-ce que Makaka te l’a proposé ?

Makaka n’est pas “fan” des suites, ce qui me pose un petit souci car l’histoire n’est clairement pas finie. De plus, je suis étonné que personne n’ait remarqué une certaine… bizarrerie à un endroit précis, ce qui me conforte dans l’idée que j’ai bien caché quelques éléments. Pour en revenir à la suite, je fais pression auprès de Makaka, à base de harcèlements et de menaces physiques (pour la Team 1er Degré: je plaisante). Évidemment que la suite de l’histoire du Serpentaire me tient à cœur et je compte bien la sortir un jour.

Sacrifices

Sacrifices - Ruffier & Girard

Heureusement, on a de quoi patienter : Sacrifices est paru pour Halloween, le 31 octobre dernier, toujours chez Makaka. Cette fois, le lecteur est plongé loin des sentiers boueux de Rivelac : il découvre les pavés chaotiques de New Esperance, la capitale imaginaire du pays non moins imaginaire d’Esperance. Est-ce que tu peux nous parler du contexte dans lesquels se déroule cette histoire ?

On incarne Nathan Carver, un détective un peu cliché en manque de thune. Un matin, une dame vient à son bureau pour le mandater d’une mission : retrouver l’assassin de son jeune fils, tué dans un Luna Park de New-Esperance. Le joueur devra fouiller la ville pour mettre la main sur le meurtrier d’enfants (car oui, c’est un tueur en série), dans un délai de quelques jours. Bien évidemment, il y a une gestion des trajets (la ville étant en plein chaos à cet instant) et des journées qui passent.

Un Syllabaire, avec des parties de mots à connecter permet au livre de comprendre les indices dont vous disposez pour la suite. Il y a plusieurs fins, allant de la moins bonne à la meilleure.

Si le livre se présente comme un polar, il se change ensuite, si le lecteur a bien joué, en thriller et il débloque une “seconde partie”  dans l’enquête.

Pour information, tout se déroule en Esperance, un pays fictif en plein atlantique, qui fait la jonction entre l’Europe et les USA. Quasiment tous mes prochains livres dont l’histoire est contemporaine se passeront sur ces terres, car cela me permet de gérer tous les systèmes politiques et sociaux.

Sacrifices - Ruffier & Girard

À la lecture, j’ai été (agréablement) surpris de constater à quel point tu avais cherché à “mélanger les genres” dans ce livre – polar, thriller, action, comédie, espionnage, un brin d’imaginaire, etc. – sans pourtant perdre le fil de ton récit. Est-ce que tu peux nous dire quelles étaient tes intentions à ce propos ? Cherchais-tu à “jouer” avec les codes du livre-jeux et/ou est-ce lié justement au besoin de proposer toujours plus d’interactions ? 

Makaka voulait un polar pour sa collection de Roman Dont Vous Êtes le Héros Illustré et ils m’ont demandé si j’étais volontaire. Je venais de sortir le Serpentaire et je travaillais alors sur le Livre des Morts mais j’ai accepté. Hélas, le polar n’est pas mon style de prédilection, aussi ai-je proposé une histoire assez classique au début, usant de clichés, pour totalement m’en affranchir sur la deuxième partie, celle qui transforme l’aventure en thriller. Le plus difficile a été de se séparer des lancés de dés, qui caractérisent le genre du livre-jeux. Je voulais au début un système de codes, mais j’ai trouvé ça injouable et trop prévisible. Puis l’idée du Syllabaire est arrivée un matin, ainsi que d’autres mécaniques qui brisent le Quatrième Mur.

Et puis, la collection se prête vraiment au genre, avec les indices à trouver dans les images. C’était vraiment sympa à écrire.

Est-ce que je cherchais à “jouer avec les codes”? Pas forcément, je voulais surtout que le lecteur se sente impliqué et libre dans son enquête en New-Esperance. Et l’absence de dé m’a forcé à “gruger” les mécaniques.

Sacrifices - Ruffier & Girard

J’avais posé plus ou moins la même question, la première fois, mais j’y reviens aujourd’hui: est-ce que tu  t’inspires d’œuvres de référence (ou disons : particulièrement influentes) quand tu composes un livre-jeux ? En particulier pour Sacrifices, qui est à la fois une commande (hors de ta zone de confort, si je peux me permettre) et un ouvrage justement très référentiel ? La question vaut tant pour les mécaniques de jeu que pour la création des personnages, de la structure du récit, des ambiances…

J’évite de m’inspirer d’autres œuvres, mais en réalité c’est impossible. Nous sommes dans un monde bourré de références et s’en affranchir complètement est un exploit. Aurais-je fait le Serpentaire sans jamais avoir vu un film de Romero ? Pas sûr… L’astuce est surtout de savoir ce que tu peux proposer en plus, quelle est la valeur ajoutée à ton histoire? Sans Tolkien, je mets ma main au feu qu’il n’y aurait jamais eu de Donjons et Dragons.

Pour Sacrifices, comment s’est déroulée ta collaboration avec Thomas Girard ? Est-ce que ses illustrations t’ont inspirées de nouvelles idées de jeu ? Par ailleurs, à quel point un livre-jeux illustré est une contrainte pour l’écriture ? Est-ce que d’ailleurs, chez Makaka, tu peux choisir tes illustrateurs ?

La véritable genèse de Sacrifices est la suivante : Makaka avait déniché un talent fou, Thomas, qui était disponible sur un certain laps de temps. On m’a dit “occupe-le avec un polar”. Donc je n’ai pas choisi Thomas, mais il a été plus que bienvenue car son coup de crayon est juste génial. Pour le Serpentaire, c’est Makaka qui m’a demandé si j’étais d’accord de collaborer avec Pierric Sorel et j’ai dis “banco”. Pierric a apporté une couche en plus dans l’univers et je ne le remercierai jamais assez.

Pour le Livre des Morts, j’avais commencé avec Vianney Carvalho en tête et il a été accepté.

Le Livre des Morts

Le Livre des Mortts - Ruffier & Carvalho

De fait, parlons maintenant du Livre des Morts, qui paraîtra prochainement et qui se déroule dans le même “univers”, en Esperence… J’ai eu la chance de tester le livre il y a quelques mois (sans les illustrations, je précise) et je dois dire que certaines idées de gameplay sont assez redoutables. Je t’ai senti clairement dans ton élément sur ce livre. Tu nous en parles ? Je me suis même dit que le livre pourrait être adapté en jeu de plateau… possible ?

Parlons du Livre des Morts, bonne idée, surtout que Makaka est en pleine campagne de financement participatif au moment où sortira l’interview. Cet ouvrage répresente ce que j’aime dans les livres-jeux et les jeux vidéo à tendance “survival-horror”: incarner un quidam, le type qui n’ai jamais demandé à être là et qui se prend un seau de merde sur la tête.

On incarne “le Héros” (dénomination qui lui serait attribuée par une coéquipière dans le livre), un mec lambda qui hérite d’une Camaro S350 (une belle bagnole retro) et qui, en rentrant chez lui avec la voiture, se retrouve sur la réserve d’essence et sans GPS. Il arrive dans une bourgade où la population locale a laissé la place à des créatures. En avançant dans l’histoire, on fait la connaissance de plusieurs équipiers, on découvre que le territoire est sous le joug d’un Médecin de Peste et que la partie nord d’Esperance est menacée par une attaque de missiles. Au passage, il y a 6 fins différentes et le missile n’est pas forcément la meilleure.

Pour le gameplay (merci pour ce terme, on est gamers tous les deux), je l’ai voulu innover dans ce genre de littérature. Le Héros ne possède que ses Points de Blessure, il n’est pas spécialement bon à la baston ou au tir. L’astuce, dans pas mal de combats, est d’affaiblir l’ennemi par des choix ou des secrets dans les illustrations.

Le jeu propose aussi une légère gestion de nos équipiers. Durant certains passages, il faut envoyer nos amis pour remplir des missions. Bien entendu, le joueur doit aussi choisir sa quête. Cependant, en fonction des habiletés dans divers domaines, les missions ont plus de chance de réussir.

De plus, il y a un segment dans la jouabilité que je voulais exploiter: la création d’armes. Grand fan de McGyver et de la série de films Phantasm (on en parle plus bas), je voulais que le lecteur puisse, avec un système d’addition, créer ses propres outils de démolition. Je suis assez content du système. Pour l’anecdote, j’ai voulu me faire aider par ChatGpt qui a complétement buggé sur le sujet.

Pour finir sur le gameplay, la Camaro propose quatre places. Si le Héros conduit, il doit cependant dispatcher ses collègues sur les sièges restants et choisir, lors des combats en voiture, par quel côté débordé en fonction de la capacité de Tir de tel personnage.

Le Livre des Morts est assez proche du Serpentaire: même si on est plus libre, l’œuvre se découpe cependant en chapitre. Par contre, selon que ce que l’on a accomplie, la fin pourra être différente d’un lecteur à l’autre.

Je tiens également à nommer mes inspirations sur ce livre: les 5 films Phantasm, de Don Coscarelli, des petits bijoux dont le premier date de la fin des années 70 et le dernier de 2016 avec, chose incroyable, sensiblement les mêmes acteurs du début à la fin. Je me souviens avoir enregistré sur VHS le troisième volet étant gamin (souvenez quand M6 diffusait des films d’horreur le soir à 23h) et le film m’avait bouleversé, je n’ai eu de cesse de trouver le moyen de voir les autres épisodes (pas facile quand t’es un gosse dans un village et que la prochaine ville est à 10 kilomètres). Je ne saurais comprendre ce qui m’a bouleversé dans cette œuvre, mais je n’en suis pas sorti intact.

Le Livre des Morts - Ruffier & Carvalho

Esperance, en clair, c’est le Ruffier Multiverse. Comment ça se passe pour le lecteur ? Est-ce qu’il sera avantagé selon les livres lus, et l’ordre dans lequel ils les aura lus ? À propos des lecteurs, est-ce que tu constates une évolution du lectorat de LDVEH ?

Il y aura quelques références dans le Ruffier’s Verse qui ne seront comprises que par les lecteurs assidus, mais on peut largement faire chaque livre de manière indépendante. Pas d’ordre, même si je tiens secret une certaine chronologie, notamment sur les événements relatés de manières succinctes dans Sacrifices, avec un certain Reflexion et un groupe nommé RedFrontier. Je voulais à la base que chaque livre comporte un numéro en page de garde indiquant l’univers traversé, mais je me suis dit qu’un seul univers serait plus simple et compréhensible. Cependant, étant donné les fins multiples, certains événements se sont déroulés… ou pas.

Quant à l’évolution du lectorat… difficile à dire, il faudra demander à des statisticiens. Là où je suis surpris, c’est dans le genre : il y a beaucoup de lectrices, alors que dans les années 90 je ne connaissais aucune fille qui lisait des LDVELH. Cela dit, elles sont aussi à présent plus de 50% à jouer aux jeux-vidéo, ce qui était aussi marginal quand j’étais gamin/ado.

L’écriture

Tu te considères comme un auteur méthodique ? Question subsidiaire : est-ce que tu as l’impression d’avoir un style identifiable (fond et forme) ? 

Méthodique? Oui en solo, moins quand je dois bosser avec un dessinateur et une correctrice. Tout est dans ma tête, même si je dois poser les choses sur écrits parfois, pour visualiser l’histoire et entreprendre un plan. Pour Makaka, je suis obligé d’être méthodique, il faut que j’intercale une illustration toutes les deux ou trois pages et que la mise en page soit au poil de fion. Par exemple, pour le Livre des Morts, j’avais zappé qu’il fallait, dans la collection, laissé un espace entre le numéro de paragraphe et le texte suivant. Résultat: j’ai passé un week-end à reformuler 30 pages pour que la mise en page entre dans le cadre. Après, ça fait des livres qui ont de la gueule!  Pour Posidonia, dont le premier livre, Ghost of Chernobyl, avance bien, je m’en fiche. C’est beaucoup plus simple dans cette formule standard et je peux modifier chaque paragraphe sans me prendre la tête. Deux éditeurs, deux façons de procéder différentes. Moi, j’aime bien ^^

Pour la seconde question sur le style… hé bien j’en sais rien. Surement, j’ai une longue carrière d’écrivain normal. Tu remarqueras que, hormis le Serpentaire et le Constellé, je ne fais guère de livre sur l’Heroic Fantasy. J’adore ça, mais je préfère la jouer chez un autre auteur ou dans un jeu vidéo. Mon univers s’ancre dans la réalité, pour mieux la déformer. Et j’adore l’horreur, c’est mon genre de cinema préféré, donc j’aime l’écrire.

D’ailleurs, d’après toi, quels sont tes points forts et tes points faibles d’écrivain ? Est-ce que tu t’imposes des limites pendant la phase d’écriture (thématiques, violence, etc;) ?

Pour les points forts/faibles, honnêtement c’est trop dur de faire une introspection. Par exemple, je trouvais le Serpentaire trop détaillé, avec des paragraphes hyper longs, mais c’est finalement ce que les lecteurs ont aimé… donc je ne répondrai pas à cette question.

Pour les thématiques, je n’ai pas de limite et je constate que Makaka m’a laissé dérouler tout Sacrifices sans hausser un sourcil. Il y a des cadavres d’enfants tout le long…

Quels sont auteurs préférés (livre-jeux et romans traditionnels) ? Et quel est le dernier LDVEH qui t’a mis une grosse claque (s’il y en a un) ?

En livre-jeu, j’aime bien Emmanuel Quaireau, avec qui j’ai pu m’entretenir quelques fois. Pour moi c’est le top 1 en France. Après j’ai plusieurs auteurs plus traditionnels, trop nombreux pour les citer tous (je lis énormément). Mon dernier coup de cœur sont “les Sept morts d’Evelyn Hardcastle” ainsi que “la Bibliothèque de Mount Char”, deux livres qui m’ont émus car très différents de ce que l’on peut lire habituellement. Et je ne parle pas de “La Maison des Feuilles« , abscon et cryptique.

Le dernier LDVELH qui m’a mit une claque est un vieil ouvrage, “La Nuit du Loup-garou”, que j’avais zappé à l’époque. Ainsi que « Legendary Kingdom » car j’aime les mondes ouverts.

Lesgendary Kingdom - Oliver Hulme - Epic ou Rien

Qu’est-ce qui, en général, peut te motiver à te lancer dans tel ou tel projet (et ils sont légions j’en ai compté 11 en cours – damn ! –  si je me fie aux infos mentionnées dans ton site web)  ? Est-ce que tu as une liste d’idées que tu adaptes les unes après les autres, donc un plan de production très précis, ou bien te laisses-tu embarquer par les envies du moment ?

Beaucoup de projets sont en stand-by car j’écris à l’envie, au désir. Si j’ai plus envie de faire de la Fantasy, je le fais. Si je veux écrire de l’horreur, pareil. À ce stade de ma carrière, l’écriture est avant tout un loisir, pas un métier, donc la motivation du moment est la base.

Un bon film m’a donné une idée de synopsis? Hé bien je pars dessus, peu importe où ça me mènera.

Autres Projets et questions diverses

Quelques mots sur le Constellé ? Où en est le projet ? Qui est impliqué à ce jour ?

Petit coquin, tu sais que tu es pleinement impliqué dedans. Le livre 1 qui se déroule en Ombrage est terminé dans son écriture, il faudra que Vianney finisse les illustrations. Mais avant tout, on doit d’abord terminer Ghost of Chernobyl pour Posidonia. Ensuite on verra ensemble l’analyse du livre que tu gères, qui se passe dans le Territoire des Lames, et qui est en bonne voie.

Tenté de diriger une maison d’édition et driver d’autres auteurs ?

Nope, pas trop mon truc. Trop de paperasses ! J’ai une phobie administrative…

Ou alors organiser un festival de LDVEH ?

Non pareil, trop pénible. Faut signer des trucs. Par contre, si quelqu’un veut se dévouer pour en faire un dans l’ouest de Lyon, je suis preneur, je pourrais boire plus de bières en salon. ^^

Lors de la précédente interview, tu nous as parlé de ta passion pour l’ufologie. Est-ce que tu envisages d’écrire un LDVEH sur le sujet ?

J’ai commencé, en incarnant un membre de la Brigade des Investigations Surnaturelles et Ésotériques (la BISE, haha) mais sous forme de brouillon pour le moment. J’attends que les lecteurs soient plus familiers avec la BISE (présente dans le Livre des Morts, Ghost of Chernobyl qui sortira bientôt et L’île des Possédés, dont le premier acte sera chez le Dé du Chaos). Cependant, ce sujet est tellement fascinant que son approche est très difficile. Pour une raison simple, à contrario : plus tu te renseignes, moins tu comprends le phénomène !

En général, comme tu le sais, je termine les interviews avec la question du “héros” mais bien entendu tu  y as déjà répondu. On va donc faire différemment cette fois. Je te propose de répondre à une seule de ces deux questions : 1/ est-ce que tu as vu les films ciné de Kaamelott et, si oui, qu’en as-tu pensé ? 2/ Une série ou film qui t’a fait chialer ? Remarque bien qu’il n’y a pas de lien entre les deux questions, ah ah !

1/ Grand fan de  la série, je n’ai pourtant pas vu le deuxième volet, tant le premier film m’avait déçu. Et les critiques m’ont refroidi. Quitte à payer 15€ pour aller au cinoche, je préfère mettre 5€ de plus et prendre le DVD, histoire de compléter ma collection. Chose marrante, nous les Lyonnais, on connait une partie des “histoires cachées” autour de la série, du croustillant même, mais je ne dirai rien. On savait depuis des mois que Perceval n’était pas présent, par exemple.

2/ Les films de Sergio Leone, notamment durant les duels de fin. Il y a une scène qui me tire toujours une larme pendant “Il était une fois dans l’Ouest”. Il s’agit du meurtre du petit Timmy, lorsque Frank débarque avec ses hommes dans un nuage de poussière, avec la musique fantastique et le déplacement de camera sur le visage buriné d’Henry Fonda.

 Henri Fonda - Il était une fois dans l'Ouest (Sergio Léone)

Merci Jérôme !

Merci à toi. Maintenant va bosser sur le volet 2 du Constellé, allez, hop hop hop !


La campagne de financement organisée par Makaka et consacrée au Livre des Morts, ça se passe ICI !

Pour suivre Jérôme et ses actualités : son site web / son facebook / son instagram.

La première partie de l’interview : ici.

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